Les cloches tintent de piété
Pourtant des hommes horrifiés
Loin là-bas au Moyen-Orient
Recherche cette déité
Que maints hommes vont glorifier
Dans le sanctuaire brillant

D’énergie fervente et christique
Noël défile en apparat
Dans les oreilles des fidèles
Mais là-bas l’homme squelettique
Se meurt il lève en vain les bras
L’horreur gît dans la citadelle

Ses bras dirigés vers le Ciel
Implorent le Père Noël
De lui faire entendre le chant
Qui réduit le bruit démentiel
Des coups de feu perpétuels
Qui du matin jusqu’au couchant

Rythment un quotidien affreux
Dans nos contrées les chœurs entonnent
Insoucieusement « Douce nuit »
Là-bas l’enfant au ventre creux
Dans l’assombrissement tâtonne
Le pain aux rêves de minuit

Cloches sonnez au firmament
L’ignominie d’un dictateur
La pleutrerie des bien-pensants
Saints hommes pleurez bruyamment
Auprès de Dieu le Bienfaiteur
Pour que Noël stoppe le sang

De ceux résidant en Syrie
Puissent vos louanges à Dieu
Résonner d’amour sidérant
Afin que la Vierge Marie
Endorme d’un repos radieux
Les gens sous le joug d’un tyran