Annonce

Réduire
Aucune annonce.

Etoiles

Réduire
X
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

  • Etoiles

    Il y a très très longtemps et bien plus encore,
    Une araignée se morfondait comme un rat mort ;
    A force de grimper de la Terre à la Lune,
    D’aller avec sa sœur du côté de Saturne,

    De n’avoir pas croisé sur la planète rouge
    Ni âme qui vive ni bestiole qui bouge,
    Le découragement lui ôta toute envie,
    Affalée sur son fil, elle paraissait sans vie.

    Un moucheron de sa connaissance lui dit :
    « Pourquoi ne pas monter plus haut vers l’infini,
    Tu verrais l’univers et tous ses habitants
    Du méchant monstre vert au beau prince charmant. »

    Ce conseil généreux venant d’un moucheron
    Piqua son courage et sa détermination :
    C’est décidé, elle braverait l’atmosphère
    En allant sac au dos, les huit pattes en l’air.

    Il faut dire qu’à sa naissance, le bon Dieu
    L’avait doté de huit pattes et quatre pair’d’yeux :
    Comment s’étonner après que c’est l’araignée
    Qui dans l’espace fit la première cordée.

    Un beau matin, à l’heure où pointe la rosée,
    Elle s’éleva, ses pattes se mirent à tisser
    Et bientôt dans le ciel, tout en haut de son fil,
    On la perdit de vue, de la tête au nombril ;

    On fit appel au lynx pour avoir des nouvelles
    La puce sauteuse s’élança vers le ciel,
    Rien n’y fit, ni l’aigle et encore moins la girafe
    Dont la curiosité retomba en carafe.

    Un soir, alors que chacun partait se coucher
    Sous l’éclairage uniqu’ d’une lune voilée,
    Les terriens eurent la surprise émerveillée
    D’apercevoir des yeux clignoter par milliers.

    Le miracle, depuis, se produit chaque soir,
    Malgré les nuages, qui parfois font rempart :
    Des enfants aux plus vieux, tout le monde applaudit
    Ce mystère brillant qui fait vivre la nuit ;

    En fait, il paraît qu’aux environs de Vénus,
    La petite araignée, au détour d’un nimbus,
    S’était amourachée d’un beau mâle poilu
    Dont les huit yeux disaient : « je t’aime, me veux tu ? »

    Ils avaient tant tissés leurs fils dans l’au delà,
    Tant fait d’enfants disséminés par ci par là,
    Que des milliers d’yeux clignotèrent sur la toile
    Qu’aujourd’hui les terriens appellent les étoiles.

    Qu’aujourd’hui les terriens appellent les étoiles.

    pyc


    Hedy and Alain like this.

Les Poèmes

Réduire

Chargement...
X